vendredi 20 mai 2011

Les Pieds Dans Le Plateau arrive à San Juan.

Nous avons rejoins San Juan. L'occasion pour nous d'avoir un peu de repos après la dizaine de jours à Salta qui a été épuisante.
Nous étions en contact avec un centre culturel qui s'occupe des enfants de la banlieue et des bidonvilles. Notre représentation était prévue en plein air, ce qui était une première pour notre spectacle. Elle devait avoir lieu pour "un chocolat de l'enfant", l'idée est de faire une grande fête avec plein d'animation pour les enfants. Les membres du centre ont organisé des numéros de cirque, mais aussi des jeux. Les parents avaient préparé des gâteaux et du chocolat chaud distribué gratuitement à tous. Donc ce jour là, tout le monde se promène avec sa tasse tout l'après-midi afin de pouvoir la remplir par la suite.

Nous avons connu une journée difficile : D'abord le spectacle n'était pas tellement fais pour jouer en extérieur, d'une part parce que nous passons notre temps à nous rouler par terre, à nous jeter au sol et qu'à l'extérieur la poussière rend les choses plus difficiles. Mais notre grande difficulté est surtout la violence des enfants. Nous n'étions pas tellement préparé. Nous avons reçu des objets pendant le spectacle, les enfants attrapaient la marionnette ou encore le masque alors que nous étions sur scène. Nous avons lutter contre cette violence autant que nous le pouvions mais cela nous a mis en souffrance, ce que nous essayions de transmettre ne passait pas.
Pourtant à la fin du spectacle, l'équipe du centre culturel à bien vu que nous avions souffert et nous a dit que cela c'était pourtant très bien passé, ils nous ont expliqué que lorsque les enfants n'aimaient pas, ils cassaient tout. Donc nous avons fini par comprendre que nous ne nous étions pas si mal débrouillées. Cette journée reste un souvenir très fort après coup.



A San Juan, nous avons aussi eu une étrange surprise dans un magasin. En préparant un pique nique, nous avons trouvé au rayon fromage du camembert.

Cela peut paraitre pas grand chose mais mon histoire avec les camemberts a été très compliqué depuis mon arrivée en Argentine.
D'abord une amie m'en a amené mais je l'avais oublié en rentrant chez moi, puis Thierry m'en avait ramené un autre, que j'ai oublié dans le frigo de l'appartement où je vivais. Et enfin Salomé m'en avait ramené deux autres, mais elle s'est faite volé ses sacs au terminal de bus le jour de son arrivée. Du coup, ce camembert dans ce magasin s'est avéré être un don!
Mais une fois le fromage en bouche, nous avons déchanté. C'était pas si mal mais bien loin d'être du camembert.

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