jeudi 24 juin 2010

Mardi 22 juin : Voyage de Iguazu à la Paz.

Lundi soir en rentrant des chutes, mauvaise surprise, les billets d'avion que j'avais réservé pour aller à La Paz n'ont pas été pris en compte. Et évidemment, au moment d'en réserver d'autres, les prix avaient très nettement augmentés. Il a donc fallu passer au plan B : Traverser le Paraguay en bus pour rejoindre la capitale et prendre un avion.
Mardi matin, les nouveaux billets d'avion de Asuncion (Paraguay) à La Paz (Bolivie) en poche, nous sommes donc partis assez tôt pour trouver un bus qui nous amènerait au Paraguay d'où nous pourrions prendre un deuxième bus pour la capitale. Tout ceci peut paraitre très simple puisque depuis les chutes, il suffit de prendre un bus pour le Brésil, puis prendre le même bus pour le Paraguay. A chaque fois, il faut descendre du bus pour faire tamponner les passeports et c'est là que les choses se corsent pour moi puisque la dernière fois que je suis sortie du pays, l'agent de la douane avait oublié de me mettre le tampon, du coup depuis plusieurs mois, je n'étais nul part. Et à cause de cela, les agents de la douane à la sortie de l'Argentine voulait me faire payer une amende de 300 pesos (60 euros). Évidemment ma vision de la chose n'a pas été la même et j'ai essayé de négocier, j'ai commencé à réellement m'énerver en espagnol mais toujours rien de plus. Nous sommes donc allé changer de l'argent pour payer l'amende, quand le nouvel agent des douanes a eu la bonne idée d'aller voir dans la base informatique, et a vu qu'effectivement j'étais bien entrée à nouveau en Argentine en avril! Avec tout cela, le bus était parti sans nous! Nous avons réussi quand même a en prendre un autre un peu plus tard.

Finalement, nous avons traversé la partie du Brésil pour rejoindre le Paraguay à Ciudad Del Este, qui est réputée pour être une ville où on peut faire des affaires en matière de tout : Appareil photo, ordi, fringues... Mais bien souvent ce qu'on peut y acheter ne fonctionne pas vraiment. Le passage dans la ville, a été très intéressant, mais pas tellement rassurant. En effet, des agents armés de gros fusils sont postés devant les stations services, les magasins, les banques... Pas de quoi nous rassurer. Nous avons du traverser la ville, sac sur le dos, afin de rejoindre le terminal de bus où avec beaucoup de chance nous avons pu avoir un moyen de transport très rapidement. Et au terminal de bus, bonne surprise : Nous avions gagné une heure grâce au changement d'horaire.

Ci dessous, les quelques photos que nous avons pu prendre à la volée de Ciudad Del Este.

Notre grand souci au Paraguay a été de ne pas savoir combien valait la monnaie dans un premier temps, puis nous nous sommes rendus compte qu'il fallait divisé par 5700 pour 1 euro. La grande galère, étrange d'avoir des billets de 20 000 et 10 000 guaranis.

Une fois à Asuncion, nous avons pris un taxi pour rejoindre l'aéroport et nous poser un peu après les agitations de la journée. Et là, nous avons découvert l'aéroport international qui est certainement le plus désert du monde!

Enfin, nous avons pu rejoindre La Paz où nous sommes arrivés à 2h du matin, c'est surtout ce qui nous importait. A notre arrivée, l'idée était de rejoindre le Pérou mais le terminal de bus était fermé, d'ailleurs nous avons eu bien du mal à trouver un hôtel. Finalement après avoir réveillé quelques réceptionnistes, nous avons enfin eu une chambre.

Chutes d'Iguazu Argentine. Lundi 21 juin.

Iguazu : Les plus belles chutes au monde.

Même sous la pluie, qui nous a plus que trempé, cela reste magnifique.





mercredi 23 juin 2010

L'arrivée de Thierry ! Samedi 19 juin

Je suis allée chercher Thierry le samedi, à l'aéroport de Buenos Aires. Évidemment, il est arrivé avec un peu de retard. Nous avons néanmoins été content de nous retrouver après ces quelques mois. Thierry a pris quelques photos de payasages sur le chemin entre Buenos Aires et Concepcion, que je n'avais pas souvent vu, puisqu'à chaque fois je dormais!



L'arrivée de Thierry a aussi été l'occasion de passer une dernière soirée à l'Alliance autour d'un apéro. Le lendemain, nous avons pris la route pour Iguazu, laissant les trois mois à Concepcion derrière moi. Premiers adieux argentins...


samedi 12 juin 2010

Villa Elisa : La Palmeraie.

Après la Yerra, nous sommes allées dans une palmeraie. Ce genre de palmiers sont visibles seulement en Afrique et dans ce parc.
Nous avons pu voir plein d'oiseaux, des paysages sympa, des gros cochons d'Inde dont j'ai oublié le nom, qui ont l'air tout mignons mais qui sont très méchants.
C'était bien reposant, même si on a marché comme des fous.
Les images parlent d'elles mêmes.

Villa Elisa 5 juin

La semaine dernière, j'ai pu assister à une Yerra à Villa Elisa. C'est assez impressionnant, comme un retour au pays des Cow Boys en quelque sorte. L'idée c'est que plein de monde : Amis, voisins... se retrouvent pour attraper les veaux, les marquer, et les castrer.

Je vous plante un peu le décor, les photos montre comment cela se déroule.



Ce sont les hommes qui ont le droit de se munir de leurs lassos pour faire cela, tandis que les femmes observent, préparent la cuisine et veillent au bon déroulement de toute l'organisation.

Cet événement répond à une organisation bien spécifique : L'homme a cheval est le premier a attraper le veau. Ensuite il le trimballe un peu partout, pour que les hommes à pied, puisse essayer de l'attraper avec leur lasso. L'idée est d'envoyer le lasso dans les pattes de l'animal pour le faire tomber.
Une fois qu'ils ont réussi, après pas mal de tentative, je dois l'avouer discrètement. Ils vont tous autour du veau, le tienne fortement. Un homme arrive alors avec un fer chaud pour le marquer, puis ils lui coupent les testicules pour le castrer.
"Pauvre bête" ai-je dis. On m'a répondu qu'il n'avait pas mal. Ça reste à prouver bien entendu! Je ne suis du coup pas allée voir de plus près comment ça se passe, ce qui explique les photos à distance.
De temps en temps, les hommes prennent des pauses pour boire ce délicieux alcool de pomme qui n'a pas l'air si fort (n'en a pas l'air seulement). Les testicules des veaux ont eu le temps de cuire entre temps sur l'assado, avec d'autres viandes et du coup on découpe tous les morceaux et on partage la nourriture. C'est ainsi que je me suis faite piéger et que j'ai bu pour la première fois du vin avec du coca!!!Bon je l'avoue toujours aussi discrètement française que je suis, ce n'est pas si mauvais!

Voilà les couilles de veau. C'est absolument délicieux, j'avais rarement mangé quelque chose d'aussi bon. Je pense que cela vient du fait que c'est cuit à l'assado ! Ils servent cela avec une petite sauce qu'ils disent pimentée mais qui ne l'est pas réellement. C'est absolument génial. Je regrette de ne pas avoir fais cela plus tôt car je n'aurais certainement pas l'occasion d'y retourner.

Une fois la pause terminée, les hommes retournent travailler pour marquer les autres veaux jusqu'à la prochaine pause. J'aurais aimé voir la fin de la Yerra pour savoir dans quel état ils finissent mais j'avais d'autres choses à découvrir.